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25/09/2009

Rencontre avec Pierre Arcand, ministre des Relations internationales du Québec

Le ministre Pierre Arcand est en tournée au Japon cette semaine. J'ai pu m'entretenir avec lui au Tokyo Game Show (TGS), plus précisément au kiosque de l'Alliance Numérique - une entreprise présente au TGS avec une dizaine de compagnies québécoises, et ce, depuis déjà quelques années.

Pierre-Arcand Il n'est pas ici uniquement pour le Tokyo Game Show, mais aussi pour l'ouverture d'un Festival du cinéma québécois organisé par la SODEC, ainsi que pour des rencontres économiques et politiques afin d'échanger, entre autres, sur l'environnement. Car les Japonais ont une expertise particulière dans ce domaine. «Leur transport en commun est vraiment efficace, m'a expliqué M. Arcand, il n'y a pas de problème de circulation au Japon. Ça m'a vraiment impressionné. Il y a une très grande volonté de la part de la municipalité pour des innovations environnementales. La ville de Tokyo est candidate pour les Jeux Olympiques de 2016 et leur projet promet des installations olympiques sur un territoire de sept kilomètres carrés uniquement. Leur vision est d'avoir les Jeux Olympiques les plus respectueux de l'environnement».

Sa présence au Tokyo Game Show

Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce n'est pas la première fois que M. Pierre Arcand se rend à un événement du genre. Il y a deux ans, il était allé à un événement de jeux vidéo à San Francisco. «Le gouvernement québécois a beaucoup d'intérêt pour le secteur du jeu vidéo depuis l'ouverture de Softimage à Montréal, m'explique-t-il d'emblée. Cette industrie emploie 6300 personnes au Québec. Ce sont des entreprises d'avenir, de cerveau, qui offrent de bons emplois bien payés, ce qui permet de garder les jeunes au Québec et de les exposer à une culture internationale».

Selon M. Arcand, une des priorités du gouvernement est de pouvoir offrir d'excellentes formations pour former une main d'oeuvre qualifiée. Justement, il y a quelques semaines, on apprenait la fermeture du kiosque Ubisoft, mais, selon lui, il ne faut pas s'en inquiéter. «C'est la fin d'une entente avec Ubisoft qui se termine, mais il ne faut pas s'inquiéter pour l'avenir des cours spécialisés dans le domaine. Offrir d'excellentes formations au Québec est une de nos priorités».

Le fait d'être un joueur si important en jeu vidéo fait évidemment connaître la province. Montréal est considérée comme une des capitales du jeu vidéo. Personnellement, lorsque je rencontre des journalistes étrangers, ils connaissent toujours Montréal, puisqu'on y développe des jeux importants et, comme le ministre le mentionne, les entreprises de la région de Québec continuent aussi de progresser.

M. Arcand compare l'industrie du jeu vidéo à celle de l'aérospatiale. La région de Montréal serait le troisième grand pôle mondial du secteur après Toulouse, en France, et Seattle, aux États-Unis. «Notre objectif, c'est que l'industrie du jeu devienne aussi importante que celle de l'aéronautique», dit-il, confiant.

Le ministre est présent au Tokyo Game Show en compagnie du président d'Investissement Québec, M. Jacques Daoust, pour souligner l'importance du Québec dans ce secteur. Plusieurs discussions et projets seraient en cours, me dit-il. «On profite de notre présence pour continuer les relations entamées, pour observer les besoins et pour faire de nouvelles rencontres, m'explique-t-il. Nous avons des rendez-vous avec des dirigeants d'entreprises, comme Sony, Microsoft et Square Enix. La présence d'un ministre ouvre des portes, ça facilite parfois la prise de rendez-vous avec des dirigeants importants». J'espère que sa rencontre avec Square Enix (Final Fantasy) s'est bien déroulée!

Je lui ai parlé de la vision négative sur les jeux vidéo qui semble encore durer au Québec, plus que bien d'autres endroits dans le monde, et de la faible place qu'on accorde à ce secteur dans les médias traditionnels. «On mise sur l'évolution des générations, rassure-t-il. Les trentenaires ont une attitude plus positive car ils ont grandi avec les jeux et savent qu'il y a une grande diversité».

J'en aussi profité pour lui demander l'ouverture du gouvernement à utiliser les jeux vidéo dans les écoles, ce qui se fait de plus en plus ailleurs. Selon lui, il n'y aucune raison pour qu'on n'en vienne pas là nous aussi. «On a parfois un retard au point de vue technologique, comme pour les téléphones cellulaires, mais on se rattrape».

Et qu'en est-il du ministre? Joue-t-il? «Oui, je joue parfois avec mon fils, mais il me bat tout le temps!»

Pour plus d'information sur la présence du ministre Arcand au Japon, cliquez ici.

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Gina DesjardinsGina Desjardins

Journaliste, chroniqueuse et blogueuse spécialisée en technologie, Internet et jeux vidéos, Gina Desjardins assume pleinement son côté geek. On peut lire ses articles dans plusieurs publications, dont VIA Destinations et ELLE Québec, la voir à la télévision à l'émission M.Net à MusiquePlus et l'entendre sporadiquement à la radio.